A priori dubitatif face à l’histoire d’un schizophrène amnésique paranoiaque, j’ai vraiment apprécié ce livre. Contrairement à Chattam, Loevenbruck est vraiment documenté sur son sujet.
Il a d’ailleurs dans ce livre réussi une épreuve de force: me sortir un groupe de hackers crédible. Etant plutôt versé en la matière, je tique très souvent sur les hackers de cliché qu’on nous sert régulièrement, qui injectent des virus dans des vaisseaux extra-terrestres sans aucun contact, sans connaître leur système etc. Ou alors, ils arrivent dans des salles machines protégées par des lasers et des capteurs de poids au sol. Ici, la salle machine ressemble à une salle machine, avec ses baies de RAID5, un serveur de backup labellisé “rsync”… Du très bon boulot.
Les hackers sont assez accessoires dans l’histoire et même si j’ai eu un peu peur quand au début, le héros m’emmenait dans son délire schizophrénique paranoiaque, ses déductions tordues (qui semblent parfaitement normales à un schizophèrne) et autres réflexions. Mais rassurez-vous, le personnage évolue et rend ces réflexions évolutives intéressantes.
L’ensemble est bien mené, très cohérent et étonnamment crédible.
Ce que j’ai apprécié aussi, c’est le nombre d’éléments qui se connectent mais que l’auteur nous juge assez malins pour rapprocher nous-mêmes. Je ne donnerai pas d’exemple pour ne pas gâcher le suspense mais pas mal de pièces peuvent s’emboîter sans que l’auteur n’attire lourdement notre attention dessus.
Bref, autant je déconseille L’âme du mal, autant je conseille Le syndrome Copernic.
La réalisation audio est de bonne qualité. La voix est un peu étonnante au début mais colle bien avec le personnage. Il y a quelques effets sur la voix pour bien séparer les voix intérieures par exemple, ce qui donne très bien.
Commander chez Livraphone.