Que les fast-foods soient mauvais pour la santé, personne n'en doutait. Mais on ne voit souvent que le côté obésité. Certaines personnes que leur métabolisme empêche de grossir pourraient donc se croire autorisées à fréquenter régulièrement ces lieux de débauche alimentaire. Que dalle ! La malbouffe agit également sur nos performances mentales. Le Soir y consacre d'ailleurs un article. Les enfants de 10-11 ans qui mangent 3x par semaine et plus du junk food ont de très nettement moins bons résultats scolaires que ceux à l'alimentation moins désastreuse.

Jamie Oliver, le célèbre chef, avait montré ce phénomène de façon moins scientifique lors de ses émissions où il tentait de changer le régime alimentaire des cantines scolaires anglaises. Les profs étaient ravis parce que les enfants étaient plus attentifs l'après-midi, la digestion étant plus facile. Des parents qui cédaient à la facilité en faisant des fritures et des saucisse au four tous les jours avaient été poussés à essayer des recettes simples de Jamie. Après une semaine les parents étaient ravis parce que les enfants infernaux le soir étaient devenus beaucoup plus calmes et agréables. Et ils étaient eux-mêmes ravis de la nouvelle cuisine familiale.

L'effet néfaste de la malbouffe s'étend clairement au-delà du problème d'obésité. La digestion est plus difficile, la bouffe ne contient pas les vitamines et autres substances nécessaire à notre plein fonctionnement. Moralité, mortalité.

Un bémol tout de même sur l'enquête US, il n'est pas dit que la malbouffe régulière soit la cause des mauvais résultats scolaires. Si on considère que les abrutis se tournent plus facilement vers le McDo que les gens intelligents, il se pourrait que le fait de manger chez McDo régulièrement ne soit qu'un effet de bord du "les gens moins intelligents ont des enfants moins intelligents et accessoirement mangent plus souvent chez McDo".