Eric et son Blog

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mardi 30 décembre 2008

La DIV nous explique comment faire chier son monde

La DIV c'est le département d'immatriculation des véhicules en Belgique. Au départ, pour vendre une voiture ou faire réimmatriculer une ancienne voiture, il fallait passer au contrôle technique avec un certificat d'immatriculation valide (et normalement les plaques correspondantes sur la voiture). Ensuite, on rentrait la demande d'immatriculation et voilà.

Et puis on a remarqué que de nombreux vendeurs ne passaient pas eux-mêmes le contrôle technique, sachant que la voiture ne passerait pas, et c'était le pigeon l'acquéreur qui se prenait un carton rouge. L'administration a donc passé une loi pour que l'acquéreur ne puisse plus passer la voiture au contrôle technique. Seul donc le vendeur avec une immatriculation en règle ou un garagiste (avec des plaques Z) ont pu passer le CT.

C'est bien chiant pour ceux qui veulent refaire immatriculer une ancienne voiture du fond de leur garage. Mais j'y reviens dans un instant.

Ensuite, des garagistes peu scrupuleux se sont postés à l'entrée du contrôle technique, prêtaient leurs plaques Z pour 25€ ou 50€ et les récupéraient à la sortie, se faisant genre 400€ de l'heure sans effort et souvent en noir. La loi a donc changé et aujourd'hui seuls les employés des garages peuvent passer au contrôle technique avec des plaques Z. J'ignore comment les fraudeurs font mais je suis sûr qu'ils ont contourné le problème.

Maintenant, prenons mon cas: je veux réimmatriculer un véhicule comme ancêtre (plaque O) sachant que celui-ci est resté dans un garage un certain temps. Logique pour un ancêtre. La loi a prévu une exception à la règle des plaques garages: les ancêtres peuvent être passés au CT avec des plaques normales. Oui MAIS avec des plaques dont le certificat mentionne l'adresse à laquelle sera effectivement immatriculé l'ancêtre. C'est jouable sauf quand ma voiture principale est une voiture de société, comme une grosse partie du parc automobile belge. L'immatriculation est au nom de la société de leasing.

Donc pour passer un contrôle technique à 12€, je devrais le faire passer à un garagiste qui me facturera 62€ minimum. Avec un rendez-vous en plus. Merci du cadeau. C'est beau la simplification administrative.

samedi 27 décembre 2008

Quick, c'est téléphoné

Maëva a toujours soudainement très faim quand on passe devant un Quick. Aujourd'hui, nous devions aller au magasin juste à côté dudit Quick. Evidemment, Maëva a insisté qu'elle mourait de faim. Peu après, sa maman me dit: "Le coup du Quick, c'était téléphoné." Et Maëva du tac au tac avec une lueur d'espoir et de joie intense dans la voix "on va téléphoner au Quick ?"

On a eu du mal à lui expliquer que c'était une expression et que, non, on n'irait pas au Quick.

mercredi 24 décembre 2008

Dexia m'a coupé les...

Avant de critiquer Dexia, je vais en dire du bien: j'ai acheté en 2000 un appartement avec un apport financier raisonnable. J'ai obtenu de ma banque de l'époque, ING, un taux d'intérêt inférieur à tous ceux que j'avais pu obtenir ailleurs. J'ai donc signé avec un taux d'environ 6%. Quelques années après, les taux étant tombés à 3%, Dexia m'a proposé de reprendre mon crédit à taux préférentiel. Je suis donc retourné chez ING demander un effort. L'avantage d'ING était qu'ils pouvaient changer le taux sans repasser par un acte notarié (coûteux). Ils pouvaient donc s'aligner aux prix de Dexia avec un taux plus élevé mais ils m'ont proposé une remise minable. Disons 50€ par mois. Dexia a confirmé son offre par écrit, offre que j'ai montré à ING qui m'a répondu avec une offre de ... 25€ par mois de réduction. Ils étaient déjà mauvais et ont fait pire encore. Depuis, j'ai retrouvé chez Dexia le côté du banquier humain perdu chez ING.

Vu que je viens d'acheter une maison, j'ai eu recours à un crédit-pont le temps de revendre mon appartement. J'avais donc le crédit de ma maison, le crédit de mon appartement et le crédit-pont. Le tout suçant une très grosse partie de mon salaire mensuel dès le premier du mois. Mon banquier m'avait proposé deux mesures pour alléger la note: utiliser temporairement un crédit à remboursement progressif pour la maison (gratuitement changé en constant) ainsi que la possibilité de suspendre le crédit hypothécaire de l'appartement une fois le compromis de vente signé sans clause suspensive.

Et c'est là que ça a mal tourné. En fait de suspension, Dexia a accepté de supprimer le paiement automatique du crédit. J'ai donc reçu rapidement une lettre du service de recouvrement me demandant d'approvisionner mon compte afin que les traites de mon crédit puissent être relevées. Le responsable du service en question avait prévenu que je "continuerais à recevoir les rappels". Mais en fait, tout le système reposait sur le fait que la procédure de recouvrement (qui aboutit à une inscription à la Banque Nationale au fichier des mauvais payeurs de crédits) prenait 3-4 mois environ. D'ici que la banque en arrive aux mesures violentes, l'acte serait passé et tout rentrerait dans l'ordre. N'empêche que j'ai reçu, juste après l'acte, un courrier recommandé m'enjoignant de payer les mensualités en retard, plus frais et intérêts dans les cinq (5!) jours sous peine de me faire inscrire à la Banque Nationale.

Il est évident que si j'avais su les complications que ce système m'apporterait, j'aurais préféré payer 2 mois de plus que mettre ainsi ma tête sur le billot.

Heureusement, l'acte ayant été passé le lendemain de l'envoi du recommandé, tout s'est résolu à part 44€ de frais sortis de je-ne-sais-où.

PS: pour les lecteurs non-Belges, il faut savoir que la loi Belge oblige tout organisme de crédit à vérifier la solvabilité de ses clients auprès du fichier central de la Banque Nationale. Ils ont même une obligation de résultat quant à la vérification d'identité. Donc une personne fichée à la Banque Nationale se retrouve avec un sacré boulet au pied. Une bonne chose quand on est sur-endetté mais pas quand on rembourse correctement son crédit hypothécaire depuis 8 ans sans défaut.

mercredi 17 décembre 2008

La Poste est votre amie, confiez lui vos données

Aujourd'hui, je suis passé à l'acte. A l'acte authentique bien sûr. Celui de la vente de mon appartement (pour ceux qui ne suivent pas, j'ai acheté une maison début de l'année). Puisqu'à partir d'aujourd'hui je ne pourrai plus relever le courrier à cette ancienne adresse, je me suis donc rendu à la poste pour faire suivre le spam papier (accessoirement les factures non encore modifiées). C'est là que ça devient intéressant.

La Poste remet au déménagé un formulaire "DoMyMove". On commence par indiquer les mentions évidentes: ancienne adresse, nouvelle adresse, identité des personnes dont le courrier devra suivre etc. Mais vous pouvez aussi dans la foulée demander à La Poste d'informer toute une série de services de ce changement d'adresse: Electrabel, la compagnie des eaux, Belgacom, Nuon, Delhaize, Telenet, etc. L'idée est excellente. Ce service est gratuit... Sauf qu'en utilisant ce service, on permet à La Poste d'utiliser ces informations pour vous envoyer de la publicité et même revendre vos informations à n'importe qui. Après le coup de l'enquête qui semble obligatoire pour soi-disant éviter de la pub qui en fait en génère encore plus, La Poste ne recule devant aucun moyen pour piéger le citoyen dans le goufre à spam...

Mais que fait la police ?

mardi 2 décembre 2008

Le trip du "1" ou "faut arrêter la moquette en Algérie"

Un commentaire reçu sur un ancien billet est tellement édifiant que je lui consacre un billet. Le texte est recopié tel quel; j'ai juste retiré son mail et son téléphone:

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Economies de bouts de entreprise-chandelles

C'est la crise. Tout le monde en parle. Les journaux nous énumèrent les pertes d'emplois, les faillites, les déficits, etc. Les entreprises resserrent les boulons, suppriment les avantages, les dépenses inutiles en tous genres. Dans le monde du boulot-circus, ces temps sont propices à la prolifération d'une espèce nuisible: les économes de bouts de chandelles. Ces gens, souvent des comptables ou des managers ayant atteint leur niveau maximum d'incompétence. Un exemple: une grosse et ancienne société liégeoise trouvait que le budget fournitures en "bic" était un peu élevé. Un gars a eu la lumineuse idée de ne plus acheter les "bic crystal" entiers mais juste des mines. Moralité, les employés se sont retrouvés à devoir rafistoler leur bic cassé ou écrire avec juste la mine du bic... Gain en fournitures: 50€ par an, perte en temps du crétin qui a pondu ça: 1000€, perte de productivité et en frustrations: 5000€.

Ceci n'est pas nouveau et chacun a quelques exemples en stock. Mais aujourd'hui, une société que je ne nommerai pas vient de décrocher le pompon. La société (dans le domaine informatique) fournit à ses employés des ordinateurs portables. Ce n'est plus très cher aujourd'hui et ça leur permet d'aller chez des clients ou à la maison avec leur matériel de travail. Ils sont encouragés en ce sens par un accès VPN au réseau de l'entreprise. La "compensation" pour cette invasion du temps privé etait qu'ils avaient un ordinateur portable récent à disposition... Logique

... Jusqu'à ce qu'un ####### décrète que cette utilisation personnelle d'une resource de l'entreprise est un avantage en nature que devrait compenser l'employé. Tous les employés disposant d'un portable ont donc été sommés de payer 7.5€ par mois ! Histoire d'éviter la révolution totale, ils ont laissé un os à ronger: on peut éviter la "taille" en fournissant une facture nominative pour un ordinateur personnel. Les discussions devant la machine à café vont donc s'orienter vers le fait de savoir si une facture non nominative est valable ou comment on peut se faire faire un facture bidon au lieu de lyncher le sombre ######## qui a pondu une idée pareille. Pour faire bonne mesure, le téléphone portable de l'entreprise imposé à pas mal de gens sera lui aussi taxé à 6.5€ par mois, ce qui est nettement moins dérangeant puisque les appels personnels coûtent effectivement de l'argent à l'entreprise contrairement à l'utilisation de l'ordinateur portable.

Vous imaginerez aisément que cette mesure a mis la masse salariale en ébulition et que les pauses cafés se transforment en réunions syndicales au sommet, que les temps de midi sont passés en lamentations... Si on considère ce que va rapporter cette mesure (la plupart des employés vont prouver qu'ils ont un ordinateur personnel) et qu'on la compare à ce que ça va coûter de la récolter, de vérifier les dispenses, de négocier avec les syndicats, de temps perdu en discussions stériles, le bilan est largement négatif. La seule réaction logique face à un tel cas serait de virer le responsable de cette idée néfaste et le traduire en correctionnelle. Malheureusement, il aura probablement une promotion à la place.