Un truc m'a toujours échappé dans certaines actions caritatives. Prenons la marche parrainée. L'idée de base serait de proposer des dons de x€ par kilomètre parcouru. Ainsi, celui qui marche sait que plus il marche, plus il rapporte à la cause. Ca, c'est bien. Mais jusqu'ici, j'ai toujours vu des parrainages débiles du genre: une marche de 20km et le marcheur "vend" ses kilomètres un par un. Ou un marathon avec x parrains à prix fixe. Mais dans ce cas, faire le marathon n'a plus aucun sens. Autant donner directement l'argent.
Le dernier exemple en date est "mon beau sapin", lancé par Pénélope Bagieu. Le site vise à récolter de l'argent pour offrir des cadeaux de Noël aux enfants défavorisés. Intention louable et je salue Pénélope qui s'est bougée. Mais je trouve le principe aberrant: l'action est sponsorisée par Orange qui versera une somme même pas indiquée (!) en fonction du nombre de visites. Pourquoi ne pas verser l'argent directement ? Pour faire de la pub, bien sûr. Cette façon de se montrer bon prince versant de l'argent à une oeuvre en public alors qu'on en dépense plus en publicité pour l'action qu'en charité, ça me dégoûte. Ca me rappelle un passage de la bible avec le pharisien qui donne beaucoup d'argent en le montrant ostensiblement et l'humble qui donne discrètement mais une plus grande part de ses revenus. [citation needed] Luc 18:9 à 14
Je pourrais parler dans la même veine du greenwashing d'Electrabel qui se fait passer pour une société avec l'environnement à coeur, entièrement verte etc alors qu'on connaît tous la vérité. Mais je laisse Wikipedia en parler à ma place.
Citation trouvée par Vanyel:
Lc 18:9- Il dit encore, à l'adresse de certains qui se flattaient d'être des justes et n'avaient que mépris pour les autres, la parabole que voici :
Lc 18:10- " Deux hommes montèrent au Temple pour prier ; l'un était Pharisien et l'autre publicain.
Lc 18:11- Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : "Mon Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont rapaces, injustes, adultères, ou bien encore comme ce publicain ;
Lc 18:12- je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tout ce que j'acquiers. "
Lc 18:13- Le publicain, se tenant à distance, n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine, en disant : "Mon Dieu, aie pitié du pécheur que je suis ! "
Lc 18:14- Je vous le dis : ce dernier descendit chez lui justifié, l'autre non. Car tout homme qui s'élève sera abaissé, mais celui qui s'abaisse sera élevé. "