lundi 31 juillet 2006
La guérilla des communs
Par Eric Darchis, lundi 31 juillet 2006 à 14:18 :: Boulot Circus
Le nombre d'employés par bureau ou "secteur" étant assez limité, il y a généralement assez peu de problèmes à part le manque d'ordre de certains par rapport à d'autres. Mais une fois qu'on aborde les communs, c'est une autre histoire. Le homo burotus peut être très propre chez lui ou dans son bureau mais parfois il manque totalement de considération pour les lieux communs. Ceux-ci étant nettoyés par les autres, il ne voit pas l'intérêt d'y faire attention. Ceci amène de véritables guerres au sein des moyennes et grande sociétés.
Qui a salopé le micro-ondes ? Qui m'a piqué mon éclair au chocolat ? Qui a laissé cette assiette immonde sur la table au lieu de la ranger dans le lave-vaisselle ? Qui a chié sur la planche des WC ? Qui a volé le papier WC ?
Les individus qui causent ces troubles sont en fait des sans-gênes égoïstes qui font comme bon leur semble sans se préoccuper de la gêne que celà occasionne chez leurs collègues et dans l'équipe de nettoyage. Ils sont minoritaires mais il suffit d'un pourcent pour pourrir l'ambiance de l'entreprise entière. Les 99% restants vont passer leur temps à se demander qui est le connard qui leur pique leur bouffe ou comment il fait pour coller de la merde au plafond (j'exagère à peine). Ca pourra même en arriver à monopoliser les discussions autour du café, au repas de midi ou aux pauses-clopes. On échaffaudera des plans pour débusquer la bête à coups de webcams, d'observateur dont le bureau est stratégiquement placé en face des toilettes, de truffes au piment fort, etc.
En ce qui me concerne, je trouve qu'il faudrait trouver et virer ces personnes. Elles ne peuvent pas être loyales envers la société quand ils ne le sont déjà pas sans enjeux financiers. Bien sûr, je ne parle pas ici d'une personne malade qui aurait un peu... détérioré les WC. (Je pense à une personne chez Wanadoo Belgique ;) ). Même si dans le fond, tout celà est fort futile.
Je terminerai en donnant un exemple pour moi du sommet du sans-gêne: j'avais un matin acheté un "merveilleux" (meringue, crème fraiche et copeaux de chocolat). Je l'avais mis, avec sa boîte en carton, dans le frigo de l'entreprise. A midi, j'ai retrouvé la boîte ouverte et quelqu'un avait mangé le chocolat sur la crème au sommet du merveilleux. Un peu comme si on avait trempé son doigt dans la crème fraiche d'un gâteau de mariage...
J'ai fini par trouver le coupable mais après son déménagement dans d'autres locaux, malheureusement.