Eric et son Blog

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lundi 30 janvier 2006

Garfieldd, un proviseur (révoqué) mais surtout un humain

J'ai déjà parlé de Garfieldd récemment mais j'ai encore des choses à dire.

Le billet archivé

Ces gens là (Jacques Brel)

Par Garfieldd, Mercredi 2 Février 2005 à 00:03 :: >> Au travail

...Faut vous dire Monsieur Que chez ces gens-là On ne vit pas Monsieur On ne vit pas on triche...

Elle a 16 ans et demi.
Vendredi, elle a raconté à l'infirmière ce que son grand père lui avait fait, il ya quelques années.
L'infirmière lui a demandé si elle se sentait assez forte pour en parler à ses parents.
Elle a répondu par l'affirmative. Le plus dur c'est d'oser en parler la première fois.
Lundi l'infirmière reçoit la jeune fille et ses parents. Et leur indique sa détermination de faire un signalement auprès du Procureur de la République. A moins que les parents ne portent plainte eux-mêmes.

Ce matin je reçois les parents et la jeune fille. Ils ont l'air préoccupés.
Pas effondrés. Préoccupés.
Mais pas par ce que je crois.
Ce qui les gêne c'est la réaction de la famille. La veille la tante de la jeune fille (pourtant mère d'une gamine elle aussi) a frappé la jeune fille pour avoir osé parler. Les parents pensent qu'il ne faut pas aller plus avant dans les démarches. Maintenant qu'ils savent, ils vont s'occuper de leur fille. En privé. Etouffer. Sauver les apparences. Le jeune fille ne souhaite d'ailleurs pas que l'affaire prenne ces proportions : hein tu ne souhaites pas que ça aille plus loin, hein ?
Et puis la grand mère est une femme admirable que la jeune fille adore. Et la grand mère en mourrait et la jeune fille culpabiliserait. Hein tu culpabiliserais s'il arrivait quelque chose à mamie ?
Et la jeune fille se tait.
Je m'élève violemment contre l'idée que les parents puissent vouloir ou oser instiller le poison de la culpablisation dans le coeur et l'esprit de leur fille.
Je demande à la jeune fille de sortir.

Je demande aux parents s'ils se rendent compte de ce qu'ils font, de ce qu'il couvrent, de ce qu'ils acceptent, de ce qu'ils demandent à leur gamine d'accepter. Elle a subi. Elle s'est tue. Elle parle maintenant. Mais selon eux il faut maintenant qu'elle chuchotte, ou mieux... qu'elle se taise. Je leur dis que cette attitude est intolérable. Inacceptable. Obscène. Abjecte. Pas avec ces mots là parce que je ne suis pas procureur. J'essaie de faire que mes mots trouvent le coeur de la mère et la raison du père. Ou l'inverse. Mais qu'ils ne soient pas vains.
Je fais rentrer à nouveau la jeune fille.
Non tu ne serais pas coupable, toi, de quoi que ce soit. Tu es victime. Et le retour à la simple chronologie des faits impose cette évidence. Rien ne serait arrivé si le grand père n'avait pas été indigne, abject, immonde. Je souhaite que plus tard la jeune fille se souvienne que des adultes l'ont aidé écouté sans se soucier du qu'en dira-t-on.
Les parents réfléchissent à voix haute et suggèrent que s'ils ne portent pas plainte, le signalement n'aura pas de conséquence, pas de suite. Que tout restera lisse en surface. Ils émettent l'idée que si la jeune fille, leur fille se rétracte ils pourront gérer l'affaire dans leur confort médiocre et lâche.
Ils me reprochent de ne pas leur laisser le temps de réfléchir à la meilleure façon de gérer ça. Ils me disent que si leur fille a plus tard les idées en compote (sic), ce sera de ma faute.
Il veulent protéger leur fille... Protéger. Je m'étrangle, mais je ne m'emporte pas.
Je reste ferme sur ma position. Je n'ai pas le choix certes, mais surtout je suis convaincu de faire le bon choix. Le seul choix.

Ce soir à 16h00, j'ai fait le signalement. Evidemment.

Comme vous pourrez le constater, il s'agit vraiment d'un blog honteusement pornographie où l'on prône le viol, l'inceste et la pédophilie... (Note pour les membres de l'éducation nationale: c'est de l'ironie)

Vous pouvez également participer à la chaîne pornographique initiée par Kozlika selon la procédure suivante :

  1. Rendez-vous sur webarchives ou http://www.soutenons-garfieldd.org)
  2. Envoyez-le en trackback sur le blog de Kozlika dans le billet p0rn0graphique du jour de votre publication et sur Soutenons Garfieldd [2] dans le billet consacré à cette chaîne. Si vous ne pouvez pas faire de trackback depuis votre plate-forme signalez votre parution dans les commentaires.
Bonus : pour réaliser un Google bombing positif, choisissez comme titre de votre billet d'associer plusieurs mots de la liste suivante : Garfieldd - proviseur - révoqué - pornographique - blog - blogueur - Mende - Peytavin.

TKC

Il ne manque que la planche de Brice de Nice dépassant du 4x4. Pour l'immatriculation c'est déjà bon:

On ne voit pas très bien avec le soleil mais la plaque est TKC-354. :)

Moral des troupes

Une note positive pour une fois. Dans les situations difficiles, il arrive, dans les bonnes équipes, qu'un membre de ladite équipe décide de soutenir le moral des troupes. Et efficacement en plus:

Il se reconnaîtra ;)

lundi 23 janvier 2006

Vanyel et la salope au torchon

(Je n'ose pas imaginer les requêtes google que ce titre va m'amener)

Citation à l'instant sur ICQ:

(18:09:08) Vanyel: Si les voisins n'appellent pas les flics en entendant mes "Rends-moi mon torchon salope!" addressés à la commode que je déplace, j'ai de la chance...

Ca me rappelle le moment où j'avais un plâtre sur le nez: quand les gens me demandaient ce qui m'était arrivé, je trouvais plus drôle de dire que c'était ma fille de 10 mois qui m'avait frappé. Le plus surprenant était que 100% des gens non seulement l'ont cru mais avaient eux-mêmes subi une telle mutilation par un jeune enfant. Bien entendu, eux, personne ne les croyait.

jeudi 19 janvier 2006

Prof violent - directeur mou

L'affaire de Garfieldd m'a rappelé un épisode de mon école secondaire. Ca devait être en 4e (15 ans normalement) avec notre professeur de chimie. Monsieur M., docteur en chimie, n'était pas un prof exceptionnel mais pas mauvais non plus. Classique disons. Avant les examens de noël, il passa en revue avec nous la matière à étudier et ce qui était inutile. Arrivant sur un tableau de concentration minimale et maximale dans l'eau de distribution en différentes matières, il nous signale qu'il faut juste le lire pour notre information. Ce tableau change bien sûr tout le temps et il est ridicule de s'y attarder dans un cours de chimie 1h/semaine.

Vous l'aurez deviné, à l'examen nous avons eu droit à ce tableau avec des trous à remplir. Nous n'étions pas vraiment contents mais nous étions bien éduqués. Au premier cours de chimie suivant l'examen partiel, notre délégué de classe prit la parole et demanda au prof, très calmement et très poliment, s'il estimait que "lire pour notre information" voulait dire "étudier par coeur" parce que pour nous ce n'était pas le cas. Il aurait pu répondre que oui et l'affaire en serait restée là. Mais au lieu de ça, il a commencé à s'énerver puis a viré dans une sorte de délirium-tremens tapant des poings sur la table, affirmant que c'était un "complot pour le mettre dedans" (sic), que ça ne se passerait pas comme ça, etc. La classe entière était tellement atterrée par cette réaction aussi inattendue que démesurée que tout le monde le regardait bouche bée. Complètement hors contrôle, il se jeta alors sur le délégué de classe, l'attrapa par le revers et s'apprêtait à le frapper et pas qu'un peu. Heureusement pour tout le monde, le délégué était assis entre deux grands costauds qui ont arrêté le prof dans son élan et l'ont dissuadé de poursuivre dans la voie de la violence.

Le délégué de classe se libéra et alla directement se plaindre auprès du directeur. (Je précise que dans l'enseignement libre en Belgique, il n'y avait pas de préfet ni de proviseur, juste des éducateurs et un directeur) Le directeur reçut le délégué de classe un peu secoué, lui confia que ce n'était pas la première fois que Monsieur M. pétait ainsi les plombs et que le directeur le convoquerait immédiatement pour qu'il s'explique. Le directeur avait toutes les raisons de croire le délégué de classe: c'était un bon élève sans histoire, calme et volontaire, la classe était connue pour être calme, le professeur avait effectivement des antécédents du genre, il y avait environ 25 témoins de la scène dont... la propre fille du directeur ! L'affaire était claire et l'attitude du professeur était inadmissible. De plus, le délégué de classe demandait juste des excuses. Rien de plus.

Deux semaines plus tard, Monsieur M donnait toujours son cours comme si rien ne s'était passé. Le délégué alla donc voir le directeur pour lui demander ce qu'il en était. Et c'est là que vint le coup de grâce. Le directeur répondit: "ah oui, j'ai vu Monsieur M.. Ce n'est rien, il a dit que c'était déjà oublié."
En gros, c'était le professeur qui dispensait sa victime de lui faire des excuses à lui... Le monde à l'envers.

Le directeur eut d'autre occasion de nous prouver qu'il était une girouette indiquant toujours la mauvaise direction. Monsieur D., si vous me lisez un jour et que vous vous reconnaissez (ce ne sera pas difficile), sachez que je ne vous aime pas. Je ne vous hais point non plus, vous n'avez assez d'importance à mes yeux pour celà.

La stupidité des zones 30 (suite)

En septembre 2005, je faisais un billet sur l'ineptie des zones 30 systématiques dans un certain rayon autour des écoles. Ce soir, le journal télévisé d'RTL à 19h a fait un sujet sur une zone 30 totalement ridicule à Waterloo. Précisément celle dont je parlais dans mon billet juste à côté de chez moi. :)

Ils y montraient bien que l'école en question est dans une autre rue, à sens unique, et parfaitement sécurisée. De plus, les élèves s'y rendent en bus plutôt qu'en voiture. Le risque est donc nul. Et la route qui passe à proximité est une nationale bien droite à 2+2 bandes limitée à 70km/h. Sur 100m, il faut redescendre à 30km/h. Bien entendu, personne, absolument personne ne le respecte.

La police de Waterloo avait disposé pour le reportage, un radar qui affiche simplement la vitesse avec une mention du type d'infraction (grave ou non). Le policier expliquait que la limitation était ridicule, inapplicable et qu'ils ne verbalisaient pas cet endroit.

Vous vous demandez peut-être pourquoi la police de Waterloo ne supprime pas cette zone 30 puisqu'elle a conscience de son ineptie ? Simplement parce que c'est une route nationale qui dépend du ministère wallon de l'équipement et des transports, pas de la ville.

[Addendum] Si Google vous a amenez ici, soyez informé qu'un radar automatique a été posé juste à côté de cette zone 30 sur la chaussée de Bruxelles (alias chaussée de Waterloo). Le radar est dans la zone 50km/h et je ne PENSE pas qu'il soit déjà actif. Mais méfiez-vous quand même.

mercredi 18 janvier 2006

Ô capitaine mon capitaine !

J'espère que vous avez vu le film "Le cercle des poëtes disparus" avec Robbin Williams. Dans ce film, un nouveau professeur de poésie arrive dans une grande école anglaise traditionnelle et terriblement ennuyeuse. Ancien élève de cette école, le professeur réussit à bousculer les méthodes d'enseignement rébarbatives, à susciter l'intérêt de ses élèves, déclenche des passions mais cette bousculade des traditions n'est pas du goût des vieux grincheux de la direction de l'école. Ni des parents d'élèves d'ailleurs. Finalement ce professeur se fait virer et les élèves qui garderont pour toujours la trace du passage de ce professeur extraordinaire se lèvent, montent sur leur banc et crient "ô capitaine mon capitaine !". Moment d'émotion. Ma meilleure amie de l'époque (bonjour Aline) écrasait une larme à chaque vision de ce passage. Si vous vous demandez pourquoi ils crient ça et pourquoi c'est émouvant, regardez le film.

Le scénario de ce film semble se reproduire régulièrement quoique moins théatralement. La première fois que j'ai y ai été confronté, c'était environ 2 ans après la sortie du film. J'étais en 3e année secondaire au Collège Royal Marie-Thérèse de Herve, un établissement qui sans être aussi prout-prout que dans le film, se défendait côté tradition. Nous avions un nouveau professeur d'histoire et de religion (*), une jeune femme qui avait enseigné un an ou deux dans des écoles difficiles avant de revenir à sa petite école "calme" de campagne. Je ne me souviens plus de son nom mais son cours était passionnant. Elle n'enseignait pas l'histoire, elle la racontait. La classe entière était scotchée à ses lèvres, on n'entend pas le moindre murmure. Elle ne nous demandait pas de retenir bêtement des dates sans intérêt mais demandait à ce que nous puissions situer les événements dans le temps, que nous comprenions les rouages de l'Histoire. En religion, elle savait provoquer les débats, les diriger et prêchait un catholicisme du 21e siècle, raisonnable et honnête.

Un jour, elle nous expliqua qu'il était idiot d'aller à la messe "parce qu'il faut bien". Que si on va à la messe pour jouer à la Game Boy, autant jouer chez soi. Qu'on ne va pas faire acte de présence par rapport au curé mais qu'on va écouter la parole de Dieu. Qu'on va participer à la messe. Elle ajouta qu'un jour, elle était allée à la messe mais elle avait tellement de choses en tête qu'elle n'écoutait pas le curé. Elle est donc sortie parce que ça ne servait à rien de rester là pour la forme.

Quelques temps plus tard, elle fut convoquée chez le directeur qui lui signifia sa mutation à la fin de l'année pour une école-poubelle. Des parents avaient entendu leur enfant répéter le message de sa prof de religion, peut-être l'a-t-il déformé. Les parents ont écrit à la direction et à l'évêché (dont dépendent les professeurs de l'enseignement catholique). Ils ont prétendu que la prof disait qu'il était inutile d'aller à la messe. Bien sûr, ils ont assorti ce mensonge de quelques autres plus éhontés encore afin de discréditer cette pauvre jeune enseignante. Nous avions des soupçons sur les coupables mais aucune certitude. Le coupable ou fils de coupables n'a donc pas été châtié par ses condisciples. De celà au moins je suis heureux.

Par contre, je n'oublierai jamais le moment où, sortant du bureau du directeur, la prof nous a annoncé en contenant difficilement ses larmes qu'elle avait été saquée pour ce qu'elle nous avait enseigné, ce en quoi elle croyait, ce qui nous plaisait temps. Ma salive est devenue pure amertume. Mon coeur s'est arrêté puis a battu un instant à l'envers. J'aurais tant voulu à cet instant monter sur mon banc et crier "ô capitaine mon capitaine !"

La deuxième fois que j'ai rencontré un scénario du genre, c'est en ce moment la fermeture du "blog à Garfieldd". Ce blog était tenu par un proviseur Français. En lisant son blog au jour le jour, j'ai pu saisir le fond de sa personnalité, la qualité de son travail et surtout comment on pouvait concilier un poste d'autorité ferme et définitive ne badinant pas avec la discipline et une humanité incroyable. Je l'ai aimé pour sa gestion d'une élève victime d'inceste contre sa propre famille qui voulait "éviter du souci à sa grand-mère". J'ai compris à sa façon de parler des élèves qui échouent, de leur réaction et de celle de leurs parents qu'il était un excellent proviseur à la fois dur et humain. Il m'a fait rire avec son gentil intendant complètement incompétent. On l'accuse de pornographie et d'obscénités au point de lui appliquer la plus lourde peine possible à un tel fonctionnaire. Et pourtant, moi qui l'ai lu en intégralité, je ne l'ai JAMAIS trouvé vulgaire, pornographe ni obscène. Il était homosexuel, certes, mais est-ce là une telle tare au 21e siècle ? En Belgique, nous avons même un vice-premier-ministre dont l'homosexualité est écrite en grande lettres sur le noeud papillon.

Cher Garfieldd, ô capitaine mon capitaine, je suis de tout coeur avec vous.

(*) Je précise pour les lecteurs Français qu'en Belgique, on choisit son école et que les écoles catholiques sont subventionnées et reconnues par l'état. Elles sont en moyenne d'un peu meilleure qualité que l'enseignement de l'état mais avec leurs travers aussi. Les "Collèges" sont de l'enseignement secondaire (de 12 à 18 ans) et sont de l'enseignement libre (catholique). Les établissement de l'état sont plutôt nommés "athénée".

[Mise à jour] La blogosphère s'est enflammée, TF1 a fait un reportage sur le sujet et le ministre a annoncé qu'il reverrait la sanction pour qu'elle soit plus adaptée. Il y a parfois une justice ici-bas.

VW et la contre-pub

Ces derniers temps, VW nous sort des pubs tellement édifiantes qu'on verse carrément dans la contre-publicité

Premier exemple: deux personnes sont dans un show-room automobile, elles tiennent en main une sorte de carte. Les couleurs sont grises, tout est terne, moche. "Alors, la nouvelle Bora... (il pointe du doigt au hasard)... Non, par là...".
Le slogan: "Avec 8 nouveaux modèles cette année, pas facile de s'y retrouver".
Effectivement, on ne s'y retrouve plus dans tous les modèles VW. Classez dans l'ordre: Polo, Golf, Loupo, Bora, Jetta, Passat, Golf Plus, ...

Deuxième exemple: une voiture, couleur terne. Derrière, un vendeur en costume terne visiblement mal à l'aise. Un autre type à l'avant-plan rigole comme un abruti. Et ça dure. Il rigole de plus belle. Le vendeur ne sait plus où se mettre.
Le slogan: "Et vous, comment réagirez-vous à nos conditions salon ?"
Moi, en voyant ça, j'ai l'impression qu'on lui a proposé des conditions salon franchement risibles. Dans le genre contre-pub...

Si quelqu'un a des photos de ces pubs, je suis preneur.

Soldes ou promotions ?

J'entendais récemment qu'un ministre français avait eu la lumineuse idée de proposer quatre périodes de soldes par an au lieu de deux. Joli effet d'annonce, les consommateurs se frottent les mains mais les commerçants ne sont pas d'accord: ils n'ont que deux collections et ils serait ridicule de faire des soldes en plein milieu. Je suis bien d'accord avec eux.

Plus loin dans la discussion, on comprend d'où vient cette proposition saugrenue. En fait, les grands magasins utilisent ces périodes pour vendre des produits rentrés spécialement pour l'occasion, venus de Chine et à bas prix. Ces produits sont donc des "fausses soldes" rentables pour le grand magasin. Vu le succès de ces opérations, les grands magasins se disent que ce serait rudement sympa de pouvoir rééditer l'événement plus souvent et ainsi vendre encore plus. Mais celà dénature complètement le principe des soldes: on ne vend plus à perte pour vider les stocks de ce qui sera bientôt invendable mais on se met à utiliser la période pour faire des promos à tout va. Et ça tombe bien, les clients se pressent en masse à ces périodes sans qu'on ait besoin de les appâter.

Alors des soldes où on autorise les ventes à perte pour liquider les stocks: d'accord. Les transformer en périodes de promos légales pour remplir les creux entre halloween, Saint-Nicolas, Noël, soldes-1 et Pâques, pas d'accord mais alors pas du tout !

dimanche 15 janvier 2006

Autre incantation VI

Je réalise que je n'ai pas blogué un autre grand coup de VI. Le voici donc. Je travaillais sur un système d'installation et de mise à jour de logiciel avec sa base de données. Pour mettre d'équerre la base de données, j'avais un fichier texte contenant la description des tables et de leur contenu. Le programme se chargeait du reste.

Or ce système demandait le contenu des tables en langage SQL et une instruction par ligne. Ca ne posait aucun problème avec nos petites tables jusqu'à ce qu'un collègue me donne un fichier de 10.000 instructions chacune joliment alignée avec des retours à la ligne genre:

insert into auteurs (nom, prenom, date_naissance, sexe)
   values (
      'Darchis',
      'Eric',
      '13-dec-1976',
      'XL');

Génial. Impossible de prévoir combien de lignes chaque instruction prenait. J'aurais pu passer mon temps à jouer façon "flèche-bas-fin-effacement-flèche-bas-fin-effacement" mais avec 10.000 instructions, il m'aurait fallu 3 jours et du magnésium pour les crampes.

Heureusement, VI est arrivééé-é-é. J'ai simplement asséné la commande:

:g/^insert/.,/;$/j
Très similaire à celle de mon post précédent, elle se décompose comme suit:
:Commande VI
gGlob, cherche quelque chose et exécute une commande sur chaque ligne où il trouve.
/^insert/On cherche tout ce qui commence par "insert". J'aurais pu modifier la commande pour supporter les "update", "create" etc mais dans mon cas, c'était inutile.
.,/.../Définit le "range" sur lequel va s'exécuter la commande. "point" étant la ligne courante (où a été trouvé "insert") et /.../ étant la prochaine ligne où on trouve "..."
/;$/On cherche la ligne qui se termine par ; ($ étant la fin de ligne), la fin de l'instruction SQL.
jLa commande à exécuter sur ce range: join. Ca joint les lignes en une seule
Et voilà. Tout mon fichier est remis d'équerre en quelques secondes. Magique, non ?

jeudi 12 janvier 2006

De la puissance de VI

Sur Unix, l'éditeur de texte le plus connu (le bloc-notes quoi) est VI (prononcer "vi-aïe"). La plupart des gens le rejettent parce qu'il est très peu intuitif. Je dirais même anti-intuitif. Mais quand on prend le temps de l'apprendre, de le comprendre, on réalise à quel point il donne une puissance phénoménale et fait gagner un temps précieux. VI n'est pas intuitif mais il est très ergonomique: tout y est merveilleusement agencé pour une efficacité maximale.

Exemple: j'ai un fichier de log de 19Mb, soit 170.000 lignes. Ce fichier ressemble à ça:

2006-01-12 09:14:53,640 DEBUG [org.jboss.web.WebService] Creating jboss:service=WebService
2006-01-12 09:14:53,671 INFO  [org.jboss.web.WebService] Using RMI server codebase: http://viv-dehayol:8083/
2006-01-12 09:14:57,750 DEBUG [org.jboss.web.WebService] Created jboss:service=WebService
2006-01-12 09:14:57,750 DEBUG [org.jboss.system.ServiceController] Creating dependent components for: jboss:service=
WebService dependents are: [ObjectName: jboss.ejb:service=EJBDeployer
  State: CONFIGURED
  I Depend On:
    jboss:service=TransactionManager
    jboss:service=WebService
  Depends On Me:
    jboss.ws4ee:service=ServiceDeployerEJB
, ObjectName: jboss.ws4ee:service=AxisService
  State: CONFIGURED
  I Depend On:
    jboss:service=WebService
]
2006-01-12 09:14:57,750 DEBUG [org.jboss.system.ServiceController] Creating service jboss.ejb:service=EJBDeployer

Berk me direz-vous. En fait, je n'ai besoin que des lignes avec INFO. Les DEBUG, je m'en tape. Vous me direz que je n'ai qu'à faire un grep mais les logs sont souvent sur plusieurs lignes comme vous pouvez le voir ! C'est là que VI vient à mon secours:

:g/DEBUG/.,/^2006/-1d
C'est beau hein ? Ca fait exactement ce que je veux: ça enlève tous les DEBUG.

Je décompose pour les non-gourous VI:

:Introduit une commande VI
gGlob. Permet d'exécuter une commande sur toutes les lignes correspondant à un critère.
/DEBUG/Le critère. Ici, on va chercher les lignes contenant DEBUG. (En VI comme en Perl, les recherches sont entre /.../
.,Nous sommes ici dans la commande à effectuer pour les lignes contenant DEBUG. Ici, on commence cette commande par un "range". Le point correspond à la ligne courante. Pour effacer la ligne courante et celle juste après, j'aurais écrit .,.+1d (d pour Delete bien sûr)
/^2006/Comme je ne sais pas combien de lignes je vais devoir supprimer, je vais chercher la prochaine ligne commençant par 2006 (^ signifie "début de ligne")
-1Ma recherche a donc retourné un numéro de ligne mais je ne veux pas supprimer la ligne qui commence par 2006 mais celle avant. Donc -1
dPour Delete.

Et voilà en une seule commande écrite en 5 secondes comment faire une tâche assez complexe. Notepad peut aller se rhabiller. J'espère avoir montré que VI n'était pas un truc inutile conçu pour torturer les étudiants en informatique mais un programme très utile. Je précise aussi que pour moi Emacs vaut bien VI, je ne suis pas raciste.

PS: Les geeks avisés auront reconnu le log du démarrage de JBoss 4.0.3SP1. Je vous ai épargné mon NullPointerException. ;)

Tout programme temporaire deviendra définitif

"Il faudrait faire un bout de programme temporaire pour pouvoir imprimer depuis tel site distant sur nos imprimantes HPUX en attendant qu'on standardise le système."

Ca commence souvent ainsi. Bien entendu, le développeur non avisé auquel on demande cela va effectivement écrire un bête truc sans le structurer, sans prévoir son évolution possible. Erreur. Grosse erreur. On va rapidement lui demander d'ajouter les imprimantes Linux "ça devrait être quasiment pareil que HPUX". Puis les imprimantes réseau avec une queue Unix, puis les imprimantes Windows, puis tous les postes sur tous les sites. Au final, ce programme temporaire mal foutu se retrouve utilisé comme standard dans toute l'entreprise et sera peut-être même vendu à quelques clients.

Il y a quelques années, une société (que je ne citerai pas) a commandé un logiciel complexe à un certain prestataire de services IT. Comme il aurait fallu plusieurs années avant que ça ne soit prêt, la société a demandé à quelques employés doués d'écrire un système minimal en attendant. Ce qui fut fait. Là où ces employés ont fait un joli coup, c'est qu'ils ont bien conçu leur système de base et tout était modulaire. C'était plus difficile pour eux au début mais ça leur a permis d'étendre ce système minimum en attendant toujours le système complet. Au bout de quelques années, ce système complet était tellement en retard et tellement décalé par rapport aux besoins réels du moment que ce n'était plus vraiment utilisable. On a donc gardé le logiciel "temporaire" qui avait évolué pour dépasser largement le "complet". Aujourd'hui, ce logiciel "temporaire" est toujours utilisé par des centaines de gens et une dizaine de personnes l'entretiennent. Bien sûr, on réalise aujourd'hui que son design n'était pas parfait, qu'il n'est pas tellement intuitif mais il a le mérite d'exister.

Il est donc indispensable de résister à la tentation du "quick & dirty" et de toujours, TOU-JOURS, réfléchir à une bonne structure dans son programme dès le départ et d'y mettre des commentaires clairs à défaut de documentation que jamais on n'aura le temps d'écrire.

mercredi 11 janvier 2006

Cycle de vie d'une entreprise

Quelle est la différence entre Vivansa (<pub>une start-up très dynamique et prometteuse</pub>), Google et IBM ?
L'âge de la société.

Une société qui marche commence avec quelques esprits brillants et travailleurs qui se lance dans la grande aventure. Bill Hewlett, Dave Packard, Bill Gates, Steve Ballmer, Steve Wozniak, Steve Jobs, Eric Schmidtt, Larry Page et tant d'autres. Ces esprits brillants ont des idées brillantes et travaillent dur, très dur pour les réaliser. Ils font tout: programmation, fabrication, secrétariat, téléphoniste, réceptionniste, helpdesk, commercial, compta, ... et la productivité est énorme. Plus chacun travaille bien, plus la boîte marche et plus chacun gagne de l'argent.
Voyons maintenant une situation pratique: le gars qui s'occupe des achats choisit une application de suivi de tâches et de support qui se révèle mal foutue, peu pratique, coûteuse et finalement inutilisable. Dans une startup, le responsable se fait engueuler par ses collègues, on jette le produit et on passe à autre chose de mieux.

Une fois que la société commence à marcher, il faut engager du personnel pour délester le "core-team" des tâches bassement matérielles: support/administration réseau/système, secrétariat/téléphoniste/réceptionniste/helpdesk, ... Les tâches se soulignent un peu plus et les membres de l'équipe de base prennent des fonctions de plus haut niveau. Mais on reste dans un esprit start-up. Notre situation pratique sera la même.

Au fur et à mesure que la société grandit, certains crises d'adolescence appraissent. La personne qui jusque là gérait la programmation multimedia, la compta et la gestion du personnel préfère la technique en délaissant les autres aspects de sa tâche. La base grogne, on commence à sentir les premières frustrations du petit personnel. Comme la personne qui pose problème est aussi un des propriétaires de la boîte, on peut difficilement utiliser la voie hiérarchique pour le rappeler à l'ordre. Dans les sociétés saines, ces personnes sont compréhensives et remédient à leurs problèmes. Souvent, ils abandonnent la technique à contre-coeur. Dans ces cas, il faut donc que le travail énorme d'un seul homme talentueux travaillant 14h/jour soit repris par 3 ou 4 personnes travaillant 9h/jour.
Voyons notre cas pratique: notre manager pluri-disciplinaire a donc négligé le choix du logiciel. Ses collègues et subordonnés (notez le glissement) rouspètent et on termine les projets en cours avec le soft, les nouveaux seront sur un nouveau logiciel.

La société arrive à une cinquantaine d'employés, chacun a des responsabilités bien spécifiques. Les membres de l'équipe de base sont devenus des managers. Le moteur est maintenant les employés de la société. Les managers sont des techniciens à la base et peuvent donc décider intelligemment des directions de l'entreprise. Mais ils ne sont plus les seuls maîtres à bord. De nouveaux managers sont arrivés, l'un pour les finances, l'autre pour la gestion commerciale... Des chefs de projets ont aussi une responsabilité importante dans cette petite entreprise.
Les cas pratiques vont un peu plus varier à ce stade, voici un exemple: Toujours notre mauvais choix. Les employés de base trouvent le logiciel pénible à utiliser, il leur fait perdre un temps précieux, les frustre et ils n'en voient pas l'intérêt. Les managers, eux, ont une interface de reporting assez jolie qui leur montre l'état de la société à tout moment. Un peu comme une voiture avec un moteur de merde mais un joli tableau de bord, une belle carrosserie et une marque renommée. En général, la grogne de la base va finir par remonter au management (ne serait-ce que lors des pauses-café) et le logiciel sera adapté ou remplacé. Celui qui a choisit fera plus attention la prochaine fois.

Puis la société passe un point de non-retour, elle passe de la start-up à la grande entreprise, sous-entendez "administration". La société s'unit avec une autre, est rachetée ou les managers changent et la société grossit encore. A ce stade, les nouveaux employés ne sont plus visés par l'équipe d'origine et la qualité des employés s'en ressent. On engage des gens avec un CV "gonflé", des râleurs, des fainéants, des autistes, etc.
Cas pratique: le directeur technique d'origine a été remplacé. Il constate que son prédécesseur a laissé plusieurs logiciels de suivi de tâches différents en utilisation et trouve que c'est difficile pour lui de générer ses jolis rapports pour les réunions du board. Evidemment, c'est un fiasco. Le top-management en entend parler par les différents autre managers dont les équipes perdent en productivité. Ces autres managers et le top-management exigeront donc qu'on résolve le problème et qu'on s'assure que ça ne se reproduise plus !! Dans une petite société, le coupable et son entourage en tire la leçon et basta. Dans une grosse boîte, on décide de mettre en place un procédure de choix de logiciel. Le logiciel devra être testé par une commission de chaque division de l'entreprise avant d'être approuvé par le top-management ou à defaut... bla bla bla.

C'est là qu'on aborde ce qui tue la grosse entreprise tout en étant nécessaire à sa survie. Les procédures. En fait, on parle souvent de "qualité" bien que ce terme soit horriblement mal choisi. Ca n'a RIEN à voir avec de la qualité. C'est de la paperasse. Les grosses boîtes ont donc des tas de gens dévolus à cette unique tâche de définir des procédures, de vérifier leur application et de suivre les "audit" et autre certifications ISO. En fait, tant que les procédures sont bien écrites avec un certain sens des réalités, ce n'est pas un problème. Mais souvent, au lieu de faire coller les procédures à la réalité, on écrit des procédures et on s'efforce d'y faire coller la réalité. Chaque employé de la société finit par perdre 30% de son temps à jouer avec des procédures à la con plutôt que de travailler.

Autre exemple, dans une startup, le gars qui gère les commandes des partenaires avec leurs ristournes a besoin d'un programme pour le gérer. Il s'adresse au gars le plus compétent en la matière et le lui demande. Celui-ci lui fait ce programme de son mieux et voilà.
Dans une grosse boîte, il faut que le demandeur trouve la bonne procédure pour demander un budget à se hiérarchie. Cette demande devra être assortie d'un "Business Requirements Document", d'un "Return on Investment Evaluation Document" puis être avalisé par une dizaine de personnes. Là, un chef de projet est nommé qui lui-même lance une équipe comptant un analyste, un développeur et un support en Inde. Le chef de projet lance un kick-off meeting avec le demandeur puis des weekly meetings, une séance de testing, un acceptance meeting, un closing meeting, on pond des tonnes de docs, de rapports et que sais-je encore. Au final, au lieu de passer 3 jours sur cette tâche la grosse boîte passe donc 50 jours/homme sur cette même application.

Autant dire que dans ces conditions, il est illusoire d'avoir la moindre créativité au sein d'une grande entreprise. A moins de racheter une start-up...

Ceci dit, il y a quelques cas particuliers comme Google qui ont réussi à garder leur esprit de start-up malgré leur croissance importante et leur entrée en bourse. Le fait que les fondateurs soient toujours à la tête de l'entreprise ne doit pas y être étranger. Cisco Systems est un cas intéressant car jusqu'en 2002-2003, la société a conservé son esprit de start-up mais la crise post-2001 l'a poussée lentement vers la bureaucratie et la réductions des coûts à outrance. Depuis, l'ambiance est devenue celle d'une grosse entreprise et je suis certain que la réputation est en train de passer de "cher mais le meilleur et le plus innovant" à "cher et surfait".

Cet article n'est que le premier d'une série et reste très "grossier". Je tâcherai d'affiner avec le temps.

mardi 10 janvier 2006

J'aurais mieux fait de rester couché

Petite recette pas simple pour perdre votre temps, votre argent, votre boulot et votre bonne humeur...

Vous voulez faire plaisir à votre charmante moitié et donc vous réussissez à obtenir des tickets pour une des premières représentations du Cirque du Soleil (Alegria) en Europe, Londres pour être précis mais ça marche avec les autres villes aussi. Malheureusement, après cette réservation, vous changez de boulot et votre nouveau a plusieurs échéances qui se télescopent justement aux dates où vous devez partir. En plus, votre charmante moitié vous annonce qu'elle n'aime pas Londres. Bon, vous faites votre deuil d'Alegria à Londres et plus tard vous prendrez des places pour leur passage à Bruxelles.

L'échéance approchant, vous vous dites que quand même votre moitié a pas mal souffert de vos heures sup', vous commencez à en avoir marre aussi et décidez donc de partir quand même. Vous prenez donc quelques heures pour réserver l'Eurostar avec leur site de merde, un hôtel confortable (et à Londres, c'est cher!) donnant sur Hyde Park à 200 mètres du Cirque (Royal Albert Hall), Madame Tussaud et son show sur les serial killers, etc. Vous déposez votre fille d'un an chez vos parents, annoncez à votre employeur que, merde, vous ne serez pas disponible pour terminer enfin ce projet de merde le week-end malgré votre retard personnel sur le sujet...

Et c'est parti pour le week-end. Tout se passe à merveille, votre moitié change d'avis sur Londres et vous passez un merveilleux week-end en amoureux.

Là, vous vous dites qu'avec un tel stock de bonne humeur et de petits oiseaux qui chantent autour de votre tête, votre boulot va regagner en motivation et en énergie positive. Un week-end pour se resourcer, c'est salutaire.

Jusqu'au lundi. Votre moitié va à l'auto-école pour se faire dire qu'elle est nulle en conduite et qu'il faudra qu'elle reprenne des heures supplémentaires sans trop avoir le choix. Elle se fait insulter au passage et moi aussi par la même occasion. Et voilà votre moitié à la base chargée à bloc maintenant dégonflée à 100%, dormant toute la journée, négligeant sa fille, lui criant dessus sans raison, vous répondant de travers...

Au final, je suis encore plus en retard dans mon boulot, encore plus stressé, de mauvais poil et plus léger de quelques centaines d'euros. J'aurais vraiment mieux fait de rester tranquillement à la maison à terminer mon boulot...

lundi 2 janvier 2006

Base se fout de notre gueule

La nuit du nouvel an est traditionnellement difficile pour les opérateurs mobiles qui doivent faire face à un afflux massif de SMS. Cette année, Proximus et Mobistar s'en sont très bien sortis en véhiculant respectivement 17 et 6 millions de messages. Au niveau des appels, Proximus profitait de son tout nouveau réseau 3G fonctionnant sur des fréquences différentes et déchargeant donc les fréquences classiques de tous ceux qui ont un téléphone hi-tech.

Chez Base par contre, impossible d'envoyer le moindre SMS entre minuit et midi. J'ai essayé en boucle jusqu'à 3h du mat puis à 9h, 10h, 11h... rien. Les appels fonctionnant parfaitement, ce n'était pas une saturation locale de l'antenne mais bien du serveur de messagerie. Bon, ce sont des choses qui arrivent, on s'y attendait, faute avouée est à moitié pardonnée... mais Base refuse d'admettre l'évidence !

Extrait de l'article de Belgique Mobile:

Bart Vandesompele (porte-parole de BASE), contacté par nos soins, répond que "si le réseau de BASE était vraiment saturé on ne pourrait pas faire passer 6 millions de sms dans les 12h entre 20h et 8h."
Néanmoins, l'opérateur ne nie pas des saturations locales (surtout dans les grandes villes) très temporaires. Une situation identique pour les trois opérateurs. Selon Bart Vansompele, BASE a fait son boulot correctement.

Là, j'ai la haine envers Base... Nier les problèmes de ses clients pour faire semblant que tout va bien, c'est pas élégant du tout.